Le niobium, un allié de l’environnement

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Publié le 28 juin 2018

Utilisé comme agent d’alliage à l’acier, le niobium permet d’alléger le poids de l’acier tout en le rendant plus résistant. Léger le niobium ? Oui ! Mais costaud ! Et c’est grâce à cette qualité que le niobium permet de développer des technologies plus respectueuses de notre environnement.

Aspect et spécificités

Comment tous les métaux, le niobium est gris. Cependant, après certaines techniques d’oxydation, il peut briller dans une large gamme de couleur, du rouge au bleu.

Le niobium résiste à de nombreux produits chimiques et est facilement malléable même à basse température.

La plus grande particularité du niobium est d’être plus résistant que l’acier pur tout en étant plus léger et en résistant mieux à la corrosion.

Ses nombreuses utilisations

Le niobium est présent dans nos pièces de monnaie mais ce n’est pas pour cela qu’il suscite tant d’intérêt.

Le niobium est surtout utilisé en alliage d’acier inoxydable pour les réacteurs nucléaires, les gicleurs, les missiles, les outils de coupe, les canalisations, les super aimants et les tiges de soudure.

Comme le niobium augmente la résistance à la corrosion due à la chaleur, on l’utilise dans la fabrication des pots d’échappement.

Le niobium est considéré comme étant un métal de transition utilisé dans la fabrication d’acier de qualité supérieure. En tant qu’agent d’alliage, il ajoute de nombreuses qualités aux matériaux avec lesquels il sera mélangé. Ces qualités sont notamment très intéressantes pour les industries de l’automobile, de la construction et des pipelines. Le niobium permet en effet, la construction de tuyaux (conducteurs de gaz notamment) plus résistants évitant ainsi les fissures.

Les principaux marchés pour le niobium sont : l’industrie automobile ; les infrastructures et l’ingénierie lourdes ; le secteur pétrochimique ; les centrales électriques ; les moteurs d’avion ; la production électrique ; les secteur pétrochimique ; les accélérateurs de particules, l’imagerie par résonnance magnétique ; les diverses utilisations à tonnage faible ; les appareils optiques et les appareils électroniques.

Dans l’industrie de la construction, le niobium permet de construire des structures plus grandes, plus minces et plus légères nécessitant de l’acier de plus grande qualité. Mentionnons l’impressionnant Pont Oresund, qui relie la Suède au Danemark, qui a été construit avec de l’acier contenant du niobium permettant ainsi une réduction du poids du pont (aussi peu que 15 000 tonnes de moins !) et du coup, une réduction des coûts de 25 millions de $US sans compter les gains pour l’environnement.

L’industrie automobile s’intéresse de plus en plus au niobium car en permettant la diminution du poids des voitures, les émissions de GES se trouvent également réduite en entraînant une baisse de consommation de carburant.

La petite histoire

C’est à Charles Hatchett, chimiste anglais, que l’on doit la découverte du niobium en 1801. Mais c’est seulement un siècle plus tard que l’on commencera à l’utiliser dans le domaine industriel. Ainsi, on s’en sert dans les années 20 pour fabriquer des outils en acier. Ensuite, dans les années 30, on l’a utilisé comme agent anti-corrosion dans la fabrication d’acier inoxydable. Puis au fil du temps, le niobium est devenu un incontournable pour la production de matériaux nécessaires à l’ingénierie moderne.

Inspiré de la mythologie grecque, « niobium » vient de Niobé, fille du roi Tantale, fils de Zeus. Le tantale est le jumeau du niobium parce que ses propriétés chimiques sont très proches les unes des autres. On les trouve très souvent ensemble dans les gisements au point qu’il a fallu attendre 1866 pour trouver la façon de les séparer l’un de l’autre.

 

SOURCES :