Profession métallurgiste: les femmes commencent à prendre leur place

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Publié le 28 juin 2018

Avez-vous déjà considéré la profession de métallurgiste? Bien que toujours dominé par des hommes, ce métier commence toutefois à attirer un nombre grandissant de femmes. Découvrez le parcours de Justine Arsenault-Savard, métallurgiste comblée par sa profession.

Le hasard fait bien les choses dit-on!

Justine Arsenault-Savard, native de Québec, était loin de se douter que le domaine minier pourrait devenir la voie qu’elle suivrait. Son premier choix de programme n’étant pas disponible au moment où elle débutait ses études universitaires, elle a fait le choix de s’inscrire au Baccalauréat en génie des matériaux et de la métallurgie. Un an plus tard, la jeune étudiante découvrait que cette formation allait l’amener vers sa future profession.

Baccalauréat coopératif alliant théorie et stages

En 2010, après avoir entrepris ses études en métallurgie, elle a décidé de poursuivre les quatre années nécessaires à l’obtention du Baccalauréat. « Au cours de ma première année de formation en métallurgie, j’ai compris rapidement que la vie de laboratoire médical n’était pas faite pour moi. J’avais envie de bouger », se souvient la toute nouvelle diplômée. Dès la première année d’études complétée, les élèves du Baccalauréat en génie des matériaux et de la métallurgie sont invités à réaliser un stage en entreprise. Pour Justine, son premier stage s’est déroulé à plus de 1 000 km de la maison, soit à la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda. « Dès les premiers jours de stage, j’ai vraiment eu du plaisir! J’ai découvert le travail de terrain, compris différents procédés, réalisé des projets et on m’a accordé des responsabilités dans l’entreprise. L’expérience terrain est vraiment un plus; elle permet de mettre la théorie en images, de maîtriser l’équipement pour réaliser les procédés et de mettre en pratique ce que l’on apprend dans les livres », a expliqué la métallurgiste.

Vivre de sa profession

Installée depuis peu à Matagami, petite ville située à plus de 1 000 km de Québec, Justine occupe un emploi de métallurgiste chez Glencore Mine Matagami. Elle a tenu à souligner que l’accompagnement de son employeur lui a grandement facilité la tâche pour son installation. Professionnellement, la jeune diplômée assume déjà d’importantes responsabilités. On lui a confié la tâche d’optimiser les paramètres d’un tout nouvel équipement de filtration que l’entreprise s’est procuré. Justine tente de rendre l’outil aussi performant que possible. « Grâce à la philosophie de cette entreprise, il est possible d’obtenir des postes intéressants même si nous sommes de jeunes diplômés. Ici à Matagami, on nous fait confiance. On laisse une place à la relève et ça dynamise ainsi le milieu de travail » a renchéri, Justine.

Que fait une métallurgiste au quotidien?

La profession de métallurgiste amène à travailler notamment en traitement du minerai. L’ingénieur (e) métallurgiste est responsable d’évaluer et d’optimiser les procédés afin de rendre plus efficiente l’entreprise pour laquelle il travaille. Au quotidien, plusieurs tâches y sont rattachées : gestion de projets, contrôle de la qualité, gestion du personnel, création de solutions et d’opportunités et gestion des procédés. Pour Justine, ce travail est tout sauf routinier. Elle peut mettre à profit les compétences qu’elle a développées au cours de sa formation notamment le travail en équipe, la gestion du temps et des priorités et les communications orales et écrites. Les aspects plus techniques en lien avec les procédés, les concepts de base, les comportements du procédé et l’apport de solutions pour régler des problèmes ont également une grande importance. Selon Justine, la formation offerte pendant le Baccalauréat en génie des matériaux et de la métallurgie gagne à être connue notamment dans les grands centres où les gens vivent éloignés des entreprises minières, et en particulier par les femmes. Seule diplômée de sa promotion, Justine constate que de plus en plus de femmes portent un intérêt envers la métallurgie. Depuis 2010, le programme de l’Université Laval compte dans ses rangs en moyenne 1 femme pour 6 hommes.

Saviez-vous que ?

La formation en génie métallurgique est offerte par trois institutions au Québec soit  l’Université McGill, l’Université Laval et l’École Polytechnique de Montréal ? Une fois le programme de 120 crédits terminé, les diplômés peuvent d’intégrer l’ordre des ingénieurs du Québec. 

 

Nos remerciements à l’Institut national des Mines du Québec qui nous a accordé la permission de reproduire cet article.