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Mathieu B.

Chicoutimi

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"Quel est le réel pouvoir des citoyens dans le développement minier au Québec?"

Answer

Published 3 May 2017
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MinesQC

Bonjour Mathieu,

Comme nous, vous observez sans doute que les mentalités et les valeurs de notre société changent. Reflet de ce changement : pour aller de l’avant, un projet minier doit obtenir la plus grande acceptabilité sociale. En d’autres mots, les sociétés minières doivent aussi prendre en compte les préoccupations des communautés locales dans le développement de leur projet et dans l’exploitation de leurs installations.

Différentes initiatives sont mises sur pied par les sociétés minières : comités de suivi des projets, implantation de bureaux de liaison régionaux, tenue de rencontres d’information et de portes ouvertes, etc. Plusieurs sociétés minières poursuivent de telles initiatives : le Partenariat Canadian Malartic (Agnico Eagle et Yamana Gold) avec la démarche de co-construction ; Goldcorp Éléonore et l’accord de partenariat avec la Nation Crie; Royal Nickel et le projet Dumont ; New Millennium Iron et les projets DSO et Taconite.

Ces sociétés (et il y en a d’autres) soignent leurs relations avec le milieu en appliquant des valeurs de transparence et de partenariat.

En terminant, permettez-nous de citer un passage du mémoire que l’Association minière du Québec (AMQ) a déposé au chantier sur l’acceptabilité sociale.

_L’industrie minière l’a compris depuis longtemps et c’est pourquoi elle place les communautés au cœur de ses priorités. Pour aller de l’avant, un projet minier doit obtenir la plus grande acceptabilité sociale possible. Pour y arriver, les sociétés minières sont soucieuses d’entretenir un dialogue avec la population et les communautés autochtones des milieux concernés pour comprendre et discuter de leurs préoccupations, leurs besoins et leurs attentes. Cet exercice doit se faire en amont, à l’étape même de la planification et de la conception du projet. Différents canaux d’échanges sont utilisés pour susciter l’appui du milieu au développement de projets miniers. _

_L’industrie minière est consciente qu’elle doit sans cesse revoir ses façons de faire en la matière puisque le concept d’acceptabilité sociale d’hier n’est pas le même aujourd’hui. Il est donc essentiel d’être à l’affût des nouvelles tendances pour établir une relation de confiance et de respect entre les collectivités et les entreprises. _

Les sociétés minières comprennent que les collectivités locales ont des attentes élevées à leur égard, d’où l’importance de collaborer avec les parties intéressées, et ce, à toutes les étapes du cycle de vie de l’activité minière : exploration, développement, exploitation, fermeture, post fermeture de la mine et utilisation subséquente des terres. Les sociétés minières n’évaluent pas seulement l’incidence de leurs activités sur l’environnement, mais également les impacts sociaux.

Ces mandats exigent de plus en plus des acteurs de l’industrie minière d’établir des liens et de s’entendre avec les communautés d’accueil de leurs projets. Désormais, le permis légal d’exploitation n’est plus suffisant; le permis social, acquis à travers une acceptabilité sociale résultant du dialogue, d’une meilleure connaissance des parties prenantes et d’une prise en compte des préoccupations s’avère aussi nécessaire.

En contrepartie, la population et les parties prenantes ont elles aussi le devoir d’adopter une attitude d’ouverture en s’informant bien sur les projets, en ne les condamnant pas d’emblée, en évitant la méfiance systématique, en posant des questions et en proposant des solutions afin de rendre le projet acceptable. Pour l’AMQ, un projet jugé non acceptable ne signifie pas que le projet est mauvais et qu’il doit être rejeté, mais plutôt que l’ensemble des parties n’a pas fait ses devoirs convenablement.

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