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Réponse
Glencore Mine Raglan

Bonjour Youssef,

L’exploitation minière consiste à extraire des minerais, c’est-à-dire des roches de la croûte terrestre qui contiennent des minéraux utiles, à l’aide de diverses techniques thermomécaniques ou chimiques.

Dans leur site Internet, les sociétés minières font la description des procédés d’extraction qu’elles utilisent. Voici les procédés pour les principaux métaux et minéraux exploités au Québec.

Fer

Les mines à ciel ouvert de minerai de fer, comme celles du Mont-Wright et de Fire Lake (ArcelorMittal), sont exploitées au moyen de pelles mécaniques et de camions.

L’extraction du minerai brut commence par des opérations de sautage qui permettent de fracasser le roc.

La roche fracassée par sautage est acheminée aux concasseurs giratoires qui la morcellent grossièrement pour former des blocs d’environ 20 cm de diamètre.

Ces blocs sont ensuite acheminés à un concentrateur dans lequel ils sont broyés et réduits en particules. Ces particules sont tamisées par vibration, puis dirigées vers les circuits en spirales pour l’étape de la concentration. Les spirales permettent d’augmenter la teneur en fer du minerai selon le principe de la centrifugeuse. Un apport d’eau permet de séparer les particules de fer qui sont plus lourdes que les résidus. ArcelorMittal obtient ainsi du concentré dont la teneur en fer est supérieure à 66 %.

Or

La mine souterraine Goldex et son usine de traitement sont la propriété de Mines Agnico Eagle.

L’installation de traitement de Goldex commence par un procédé de concassage en deux étapes, suivi d’un circuit de broyage en deux étapes également. Le concassage et le broyage permettent de réduire le diamètre de la roche à 140 micromètres et moins dans une proportion de 80 %.

La majorité du minerai broyé traverse ensuite un circuit de concentration par gravité où les deux tiers de l’or sont récupérés puis fondus sur place pour former des lingots de métaux précieux. L’or résiduel est récupéré par flottation sous forme de concentré de pyrite aurifère.

Zinc, cuivre

La mine Langlois, propriété de Nyrstar, produit du zinc et du cuivre.

L’extraction du minerai brut commence par des opérations de sautage qui permettent de fracasser le roc. Il en résulte des blocs de roche de quelques mètres cubes qui sont envoyés au broyage. Le broyage produit des particules de quelques centaines de micromètres.

Ces particules sont ensuite traitées par flottation afin d’obtenir un concentré de sulfure de zinc. On utilise ensuite deux traitements : l’hydrométallurgie (suivie d’une électrolyse) ou la pyrométallurgie.

L’hydrométallurgie consiste à plonger le minerai dans de l’eau puis à lui faire subir un choc électrique pour récupérer le métal.

La pyrométallurgie consiste à le faire fondre dans un four.

Voir cet article de Wikipédia.

Nickel, cobalt

Au Québec, deux sociétés minières produisent du nickel : Canadian Royalties (mine Nunavik Nickel) et Glencore (mine Raglan).

À la mine Raglan, le minerai extrait des 4 mines est concassé, broyé puis transformé en un concentré nickel-cuivre par un processus de flottation. Le concentré est ensuite fondu afin d’obtenir une matte de nickel.

Niobium

Une seule mine produit du niobium au Québec : la mine Niobec. Voici une description de son procédé.

L’extraction commence par des sautages qui produisent des blocs de roche. Ces blocs sont concassés sous terre et hissés à la surface avant d’être transférés à l’usine de concentration.

L’usine de concentration de Niobec utilise un des procédés de récupération minérale les plus complexes au monde. En effet, afin d’obtenir un concentré de pyrochlore (58 % de pentoxyde de niobium, Nb2O5), il faut un traitement à l’usine qui comprend plusieurs étapes : le concassage, le broyage, le tamisage, le déchlammage, la séparation magnétique, trois types de flottation, la lixiviation, deux étapes de filtration et le séchage du concentré. Chaque tonne de minerai (1 000 kg) fournit en moyenne 3,4 kg d’oxyde de niobium.

La conversion du concentré de niobium en ferroniobium (FeNb) est effectuée sur place à l’aide d’une réaction aluminothermique. Ce procédé utilise 5 composantes : le concentré d’oxyde de niobium (Nb2O5), la poudre et les granules d’aluminium, du fer métallique, du nitrate de sodium, du fondant et des matières fines recyclées. Cette combinaison produit une puissante réaction exothermique générant suffisamment de chaleur pour porter la température à plus de 2 250°C faisant fondre toute la charge en moins de 10 minutes. Une charge typique de 6400 kg génère 2400 kg de ferroniobium.

Consultez le site de Niobec pour plus d’information.

En terminant, nous vous suggérons de consulter les sites Internet des sociétés minières qui vous intéressent afin de découvrir les procédés d’extraction qu’elles utilisent.

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